Les Gorges de la Fou


 
Situées dans la vallée du Vallespir, les Gorges de la Fou sont un site naturel, un patrimoine remarquable, 
de gigantesques falaises saignées de rouge montent à l’assaut du ciel.

Le nom de « Gorges de la Fou » vient du torrent qui coule dans ce canyon et d’un vieux mot catalan fou qui 
signifie « précipice » ou encore ravin, passage étroit ».

C’est ce dérisoire filet d’eau qui depuis des milliers et des milliers de siècles a scié l’énorme masse du 
rocher sur une profondeur de 200 à 205 mètres. L’eau a vaincu la pierre et frayé son passage à force d’obstination, 
se chiffrant par une somme affolante de siècles. 
Ce forage des eaux dans l’énorme bastion de la Fou a été si intense que tout un réseau de galeries et de grottes 
existe dans son sein et plus encore dans les bases parties du massif calcaire ou l’élément liquide poursuit son 
travail d’érosion. 

Elles disent déjà bien la rudesse du site et l’effrayante profondeur des abîmes.
Actuellement, l’entaille verticale dans le rocher dépasse 200 m. Au roc du soldat, rive droite, on domine le fond 
du canyon d’une hauteur de 205 m. La longueur totale du canyon est de 1 739 m. La passerelle métallique  permet la 
visite sur une longueur de 1 500 m. La différence de niveau entre l’entrée et la sortie est de 157 m, ce qui donne
 une pente générale de l’ordre de 9 %. Ce qui fait l’originalité de ces canyons, c’est leur extrême étroitesse 
(moins de 1 mètre par endroits).

La légende précise que ces vertigineux abîmes étaient l’habitat de choix des sorcières et des génies hostiles. 
Aussi, pendant des siècles, nul être humain n’osa s’aventurer dans ces sombres défilés.
Il y a plus de 155 ans, les "Trabucayres" on les appelle comme ça par rapport au Trabucs ou Trombon qui est un 
fusil court au canon évasé. C’étaient des détrousseurs de diligences version catalane, ils se cachèrent dans les 
grottes avec leurs trésors pour échapper aux soldats, les terribles Miquelets. Exécutés en 1846, on ne sut jamais 
où se trouvait le magot.

Il y a une soixantaine d’années, un berger rassemblant son troupeau constata qu’il manquait une brebis. L’animal 
imprudent avait dégringolé au bas d’une terrasse herbeuse, suspendue dans le vide. Véritable miracle, le berger 
récupéra sa brebis vivante avec son pelage tout blanc.

En 1928, un groupe d’Arlésiens et d’Améliens entreprit pour la première fois la traversée totale des gorges. 

Cette exploration réunissait : Peperty, De Viaris, Soule, Riondet et Pujade, véritables pionniers du tourisme.
Mais il faudra attendre 1954 pour qu’une première passerelle en bois soit installée, ouvrant ainsi véritablement l’endroit.
Voilà donc une merveille naturelle unique.

Longtemps, ce site dantesque des gorges de la Fou a défié les entreprises humaines.
Aujourd’hui, la passerelle métallique protégée, permet à tous, grands et petits, la visite de ce site fabuleux en deux heures et en toute sécurité : 
un auvent protège les visiteurs d’éventuelles chutes de pierres.

Tout au long du parcours ouvert au public, des curiosités naturelles, comme les concrétions calcaires de la grotte 
éclairée des trabucayres ou le rocher de l’aigle, s’offrent aux yeux des visiteurs. Les gorges de la Fou recèlent 
aussi une flore extrêmement variée et originale. 
       
On y découvre, par exemple, la « Ramonda-Miconii » aux fleurs tantôt blanches, tantôt violettes. Cette plante qui 
pousse habituellement dans les régions tropicales est la survivante d’une flore aujourd’hui disparue de notre continent, 
mais fréquente à l’époque où celui-ci jouissait d’un climat équatorial. Un parcours botanique a été créé en 2011.
En vous engageant dans les méandres des Gorges de la Fou, vous jugerez de la rare qualité du spectacle qui vous est offert. 

Les canyons de la Fou, s’ils n’ont pas la longueur de ceux du Colorado, sont néanmoins les plus étroits du monde.
Votre exploration alternera avec des parties où grondent d’impressionnantes chutes d’eau et des passages plus lumineux.
Les gris et bleus métallisés des roches rivalisent avec les vertes et marrons des mousses et des fougères accrochées 
à flan de montagne.
La fraicheur des Gorges est un pur bonheur au cœur de l’été, vous êtes les bienvenus.
Cette belle balade, c’est le dépaysement assuré et un endroit enchanteur.

Ouvert d’avril à septembre de 10h à 17h30, d’octobre à fin-novembre de 10h à 17h et juillet - août de 9h30 à 18h30. 
Grands parkings, buvette et restauration sur place. 
Tél : 04.68.39.16.21 – www.gorgesdelafou.com - 
Accès : Depuis l’autoroute A9 « La Catalane », sortie le Boulou, puis D115 direction Céret et Arles-sur-Tech. 

Les gorges sont situées à la sortie d’Arles-sur-Tech, commune de Montferrer